Chevesne

Squalius cephalus

Chevesne (Squalius cephalus)
Photo : Paul Korecky, CC BY-SA 2.0, Wikimedia Commons
Longueur30 cmmax. 60 cm
Poids max.8 kg
Âge max.22 ans
MilieuSurtout petites rivières et grands ruisseaux de la zone à ba
Nom scientifique
Squalius cephalus
Famille
Leuciscidae (anciennement Cyprinidae)
Statut de conservation
LC (Least Concern)
Répartition
Presque toute l'Europe jusqu'au Caucase ; absent de la péninsule Ibérique où vivent d'autres Squalius.

Calendrier des ouvertures

Mois de fermeture relevés (part des zones qui ferment l’espèce ce mois-là) — 8 zones.

Matériel en lien

Quel matériel pour pêcher le chevesne ?

Un poisson de rivière opportuniste

Le chevesne est présent dans la plupart des rivières d'Europe. FishBase le décrit surtout dans les petites rivières et grands ruisseaux de la zone à barbeau, avec leurs alternances de radiers et de fosses, mais aussi le long des berges des rivières lentes de plaine, dans de petits torrents de montagne et dans de grands lacs. Les jeunes vivent en groupes près des berges peu profondes ; les adultes deviennent plus solitaires.

Il mange de tout

C'est le trait qui fait son intérêt : le chevesne mange une très large gamme d'animaux aquatiques et terrestres et de végétaux, et les gros sujets deviennent surtout piscivores (FishBase). L'étude d'Ünver et Erk'akan (2011) sur son régime alimentaire dans un lac turc illustre cette omnivorie. Au bord de l'eau, cela veut dire qu'on le prend au pain, au fromage, aux cerises tombées de l'arbre, aux sauterelles, à la mouche sèche comme au petit poisson nageur.

Tailles

La longueur commune est de 30 cm ; le maximum publié atteint 60 cm en longueur standard et 8 kg, pour un âge maximal de 22 ans (FishBase).

Fraie

Le chevesne fraie au printemps en eau rapide, sur des graviers, rarement dans la végétation. Les femelles pondent plusieurs fois par saison avec plusieurs mâles, souvent dans un grand bruit d'éclaboussures (FishBase). Il n'a pas de fermeture propre dans la plupart des pays, mais les fermetures générales s'appliquent. Consultez la page réglementation.

Techniques selon la saison

En été, le chevesne se tient sous les branches qui surplombent l'eau et guette ce qui tombe. Approchez-le discrètement, avec des lunettes polarisantes, et présentez une croûte de pain, une sauterelle ou une mouche sèche imitant un insecte terrestre. Les petits poissons nageurs et cuillers lancés sous les arbres déclenchent aussi des attaques franches. En hiver, les gros chevesnes se prennent au pain ou au fromage, au flotteur ou au toc, en fin d'après-midi.

Le chevesne est réputé très méfiant : une ombre sur l'eau ou un pas lourd sur la berge suffit à vider un poste. Pêchez à distance, sans vous découper sur le ciel.

Remise à l'eau

Sa chair est considérée comme de faible qualité (FishBase), et la plupart des pêcheurs le relâchent. Utilisez des hameçons simples sans ardillon sur les leurres, décrochez le poisson dans l'épuisette avec les mains mouillées et relâchez-le dans une zone calme.

Leurres et appâts

  • Pain (croûte, mie)
  • Fromage et pâte au fromage
  • Cerises, sauterelles, insectes
  • Petits poissons nageurs et cuillers
  • Mouches sèches et imitations d'insectes terrestres

Remise à l’eau

  • Hameçon simple et sans ardillon sur les leurres pour un décrochage rapide.
  • Mains mouillées, décrochage dans l'épuisette.
  • Relâcher dans une zone calme.

Questions fréquentes

Quand pêcher le chevesne ?

Toute l'année là où il est ouvert : en France, il se pêche toute l'année en 2e catégorie et selon les dates de la 1re catégorie en eaux à truites. L'été, il se prend en surface sous les branches aux heures chaudes ; l'hiver, les gros sujets mordent plutôt en fin d'après-midi. En Wallonie, il n'ouvre que le premier samedi de juin.

Réglementation : en France, le chevesne n'a pas de fermeture propre ; la 2e catégorie est ouverte toute l'année et la 1re catégorie du deuxième samedi de mars au troisième dimanche de septembre (art. R436-6 et R436-7). En Wallonie, la chevaine fait partie du groupe 2, ouvert du premier samedi de juin (6 juin 2026) au 30 septembre partout, puis jusqu'au 31 janvier en eaux calmes et mixtes, avec une taille minimale de 30 cm. En Flandre, la fermeture générale du 16 avril au 31 mai s'applique, sauf eaux désignées. Biologie : le chevesne fraie au printemps en eau rapide sur graviers, les femelles pondant plusieurs fois par saison (FishBase) ; beaucoup de pêcheurs le laissent tranquille à ce moment. Omnivore, il mange une très large gamme d'animaux aquatiques et terrestres et de végétaux, ce qui le rend pêchable en toute saison. En été, il guette sous les arbres ce qui tombe à l'eau : insectes, fruits, et se pêche en journée. En hiver, il se tient plus profond et les gros sujets mordent plutôt en fin d'après-midi.

Sources officielles : Code de l'environnement, art. R436-6 (périodes d'ouverture, 1re catégorie) ; Code de l'environnement, art. R436-6 à R436-16 (temps et heures d'interdiction, carpe de nuit) ; AGW du 08.12.2016 relatif aux conditions d'exécution de la pêche (Wallonie, version 2025) ; Codex Vlaanderen – BVR 01.02.2013 (openbare visserij) ; FishBase – Squalius cephalus

Comment pêcher le chevesne ?

Avec une approche très discrète : au pain, au fromage ou aux insectes au flotteur ou en dérive, à la mouche sèche imitant un insecte terrestre, ou au lancer avec petits poissons nageurs et cuillers sous les branches. C'est un poisson méfiant, qui fuit au moindre mouvement sur la berge.

Le chevesne vit surtout dans les petites rivières et grands ruisseaux de la zone à barbeau, avec leurs radiers et leurs fosses, mais aussi dans les rivières lentes de plaine et dans de grands lacs (FishBase). Omnivore, il mange une très large gamme d'animaux aquatiques et terrestres et de végétaux ; les gros sujets deviennent surtout piscivores. FishBase souligne qu'il se pêche avec toutes sortes d'appâts et de leurres. Méthodes courantes : en été, repérez-le sous les branches qui surplombent l'eau et présentez une croûte de pain, un insecte ou une mouche sèche qui tombe comme une proie naturelle ; au lancer, un petit poisson nageur ou une cuiller lancés sous les arbres déclenchent des attaques franches ; en hiver, le pain ou le fromage au flotteur ou au toc, dans les coulées plus profondes. L'essentiel est l'approche : lunettes polarisantes, pas légers, jamais d'ombre projetée sur l'eau. Ünver et Erk'akan (2011) ont décrit son régime très varié. Utilisez des hameçons simples sans ardillon sur les leurres pour le relâcher rapidement.

Sources officielles : FishBase – Squalius cephalus ; Ünver & Erk'akan 2011 – Diet composition of chub, Squalius cephalus

Quel appât pour le chevesne ?

Le pain (croûte ou mie) est l'appât le plus polyvalent ; le fromage, les cerises, les sauterelles et autres insectes fonctionnent selon la saison. Le chevesne est omnivore : il prend presque tout ce qui tombe à l'eau, pourvu que la présentation soit naturelle et que le pêcheur reste invisible.

FishBase décrit le chevesne comme omnivore : il mange une très large gamme d'animaux aquatiques et terrestres et de végétaux, les gros individus devenant surtout piscivores, et il se prend avec des appâts et des leurres variés. Ünver et Erk'akan (2011) ont illustré cette diversité alimentaire dans l'analyse de son régime. Au bord de l'eau, cela se traduit par une palette d'appâts : le pain, en croûte flottante en été ou en mie au flotteur et au toc en hiver ; le fromage et les pâtes au fromage, surtout par eau fraîche ; les fruits tombés comme les cerises en saison ; les insectes, sauterelles ou grillons, présentés en surface ; les vers et asticots au flotteur. En été, laissez dériver l'appât sous les branches où le chevesne guette les chutes ; en hiver, pêchez plus profond et plus lentement, en fin d'après-midi. Vérifiez la réglementation locale : certains parcours à salmonidés interdisent les appâts naturels. Relâchez le poisson rapidement, mains mouillées.

Sources officielles : FishBase – Squalius cephalus ; Ünver & Erk'akan 2011 – Diet composition of chub, Squalius cephalus

Quel leurre pour le chevesne ?

Les petits poissons nageurs et les petites cuillers tournantes, lancés sous les branches, déclenchent des attaques franches, surtout en été. À la mouche, les imitations d'insectes terrestres en surface sont redoutables. Les gros chevesnes, surtout piscivores, répondent bien aux leurres imitant un petit poisson.

Le chevesne se prend avec des leurres variés, précise FishBase, et les gros sujets se nourrissent surtout de poissons : c'est ce qui rend les leurres imitatifs efficaces. Les options courantes sont le petit poisson nageur, flottant ou coulant, récupéré près des obstacles ; la petite cuiller tournante, qui couvre vite une coulée ; et, à la mouche, les imitations d'insectes terrestres (sauterelles, fourmis, scarabées) ou de petits poissons (streamers). En été, le chevesne se tient sous les branches qui surplombent l'eau et guette ce qui tombe : un lancer précis sous la végétation et une récupération qui démarre dès l'impact provoquent souvent l'attaque. Il est très méfiant : approchez à distance, sans vous découper sur le ciel. Pour le relâcher, préférez des hameçons simples sans ardillon, qui accélèrent le décrochage. En France, pendant la fermeture du brochet, les leurres susceptibles de le capturer sont interdits en 2e catégorie (art. R436-33) : cela concerne aussi la pêche du chevesne au leurre sur ces eaux.

Sources officielles : FishBase – Squalius cephalus ; Code de l'environnement, chapitre VI (R436-3 à R436-94) : conditions de pêche, lignes, leurres

Où pêcher le chevesne ?

Dans presque toutes les rivières d'Europe, surtout les petites rivières et grands ruisseaux à radiers et fosses, mais aussi les rivières lentes de plaine et certains grands lacs. En été, cherchez-le sous les branches qui surplombent l'eau ; en hiver, dans les coulées plus profondes et plus calmes.

FishBase indique que le chevesne est présent dans presque toute l'Europe jusqu'au Caucase, mais absent de la péninsule Ibérique, où vivent d'autres espèces du même genre. Il est le plus abondant dans les petites rivières et les grands ruisseaux de la zone à barbeau, avec leur alternance de radiers et de fosses ; on le trouve aussi le long des berges des rivières lentes de plaine, dans de très petits torrents de montagne et dans de grands lacs, d'où il remonte les affluents pour frayer. Les jeunes vivent en groupes dans les zones peu profondes du bord, les adultes sont plus solitaires. Au bord de l'eau, les postes typiques sont les branches basses, les racines, les piles de pont, les veines de courant qui longent une berge ombragée. En France, les fédérations départementales publient leurs parcours sur leurs cartes interactives ; le chevesne se pêche en 1re catégorie selon les dates des salmonidés et toute l'année en 2e catégorie. En Wallonie, il est protégé jusqu'au premier samedi de juin et sa taille minimale est de 30 cm.

Sources officielles : FishBase – Squalius cephalus ; FNPF – annuaire des fédérations départementales de pêche ; Code de l'environnement, art. R436-6 à R436-16 (temps et heures d'interdiction, carpe de nuit) ; AGW du 08.12.2016 relatif aux conditions d'exécution de la pêche (Wallonie, version 2025)

Peut-on manger le chevesne ?

Oui, c'est un poisson comestible, mais FishBase qualifie sa chair de faible qualité, et elle est réputée riche en arêtes. La plupart des pêcheurs le relâchent. Si vous le gardez, respectez les tailles minimales locales, par exemple 30 cm en Wallonie, et les éventuelles consignes sanitaires de votre préfecture.

Le chevesne peut se consommer, mais sa réputation culinaire est médiocre : FishBase précise que sa chair est de faible qualité. C'est pourquoi il est surtout pêché pour le sport et le plus souvent remis à l'eau. Si vous souhaitez le garder, vérifiez d'abord la réglementation : en France, le Code de l'environnement ne fixe pas de taille minimale nationale pour le chevesne, mais un arrêté local peut en prévoir une ; en Wallonie, la chevaine a une taille minimale de 30 cm ; aux Pays-Bas, le kopvoorn est aussi limité à 30 cm ; en Thuringe, à 20 cm. En Flandre, le chevesne ne figure pas parmi les espèces qu'il est permis de garder. Certains cours d'eau font aussi l'objet d'avis de consommation de la préfecture, liés à des contaminants : renseignez-vous auprès de votre fédération avant de consommer du poisson de rivière. Si vous le relâchez, manipulez-le avec les mains mouillées et décrochez-le dans l'épuisette.

Sources officielles : FishBase – Squalius cephalus ; Code de l'environnement, art. R436-18 à R436-20 (tailles minimales de capture) ; AGW du 08.12.2016 relatif aux conditions d'exécution de la pêche (Wallonie, version 2025) ; Codex Vlaanderen – BVR 01.02.2013 (openbare visserij) ; Pays-Bas – Reglement minimummaten en gesloten tijden 2009 ; Thuringe – ThürFischVO (tailles minimales)

Le chevesne mange-t-il du pain ?

Oui : omnivore, le chevesne prend volontiers le pain, qui compte parmi les appâts les plus utilisés pour le pêcher, en croûte flottante en été ou en mie au flotteur et au toc en hiver. FishBase le décrit comme mangeant animaux et végétaux très variés, et se prenant avec toutes sortes d'appâts.

FishBase décrit le chevesne comme un poisson qui se nourrit d'une très large gamme d'animaux aquatiques et terrestres et de matière végétale, et qui se prend avec des appâts et leurres très variés. Ce régime opportuniste explique que le pain soit l'un de ses appâts classiques. En été, une croûte de pain posée à la surface et laissée dériver sous les branches imite les éléments qui tombent à l'eau et fait monter les chevesnes, souvent en groupe. En hiver, la mie de pain, pincée sur l'hameçon ou en boulette, se pêche au flotteur ou au toc, dans les coulées plus profondes ; un peu de pain émietté en amont peut attirer les poissons sans les gaver. Le fromage, les cerises, les insectes et les petits poissons fonctionnent aussi, selon la saison. Ünver et Erk'akan (2011) ont montré l'étendue de son régime dans un lac de Turquie. Nourrir les poissons en grande quantité est déconseillé : Arlinghaus et Niesar (2005) ont montré, sur la carpe, que l'excès d'appâts peut contribuer à l'enrichissement de l'eau.

Sources officielles : FishBase – Squalius cephalus ; Ünver & Erk'akan 2011 – Diet composition of chub, Squalius cephalus ; Arlinghaus & Niesar 2005 – Nutrient digestibility of angling baits for carp

Taille minimale Chevesne selon la zone

Belgique : 30 cm (1)
Allemagne : 20–30 cm (2)
Autriche : 25 cm (1)
Pays-Bas : 30 cm (1)
Italie : 16–30 cm (9)
Espagne : 8–18 cm (3)

Études citées

  1. Ünver & Erk’akan (2011) Diet composition of chub, Squalius cephalus (Teleostei: Cyprinidae), in Lake Tödürge, Sivas, Turkey Journal of Applied Ichthyology doi:10.1111/j.1439-0426.2011.01766.x
    Analyse la composition du régime alimentaire du chevesne dans un lac de Turquie : illustre son omnivorie.

Sources officielles

  1. FishBase – Squalius cephalus (fiche espèce ; statut IUCN Red List 2025-2 repris par FishBase) (consulté le 23 septembre 2026)
  2. GOV.UK – Freshwater rod fishing rules (consulté le 23 septembre 2026)
  3. Sportvisunie – VISpas (Gezamenlijke Lijst van Nederlandse Viswateren, VISplanner, NachtVIStoestemming) (consulté le 23 septembre 2026)
  4. Vlaamse overheid – Visverlof (verplicht voor recreatief vissen op de openbare binnenwateren van het Vlaamse Gewest) (consulté le 23 septembre 2026)
  5. ICNF – Licenças de pesca lúdica e desportiva em águas interiores (licença geral obrigatória, exceto parques de pesca) (consulté le 23 septembre 2026)